La population indienne a augmenté de 17,6% entre 2001 et 2011 pour atteindre 1,25 milliard. Elle devrait dépasser la population chinoise d'ici 20 ans.

Une nouvelle politique de contrôle des naissances a été formulée en 2012 : plutôt que d'informer les femmes sur toutes les méthodes de contraception et sur les conséquences de la stérilisation les autorités indiennes ont préféré stériliser en masse. La stérilisation représente ainsi 70% des cas de contraception contre 2% pour les hommes !. La moyenne mondiale est de 32%.

 Ces opérations, souvent de masse, se déroulent généralement à la chaîne ,dans des conditions sanitaires effroyables : parfois dans des champs, des bâtiments abandonnés . Pour récupérer, les femmes sont laissées parfois inconscientes sur le sol ou dans des champs .

 L'inde persiste dans cette politique désastreuse et meutrière au lieu d'analyser les autres causes du taux élevé de natalité : mortalité infantile, mariage précose, préference pour le garcçon à la naissance ( probléme de la dot) et absence de sécurité sociale.

D'après Le monde 2014  F Kay

L’écrivain malien, Moussa Konaté, est mort le 30 novembre 2013 à Limoges.

Né en 1951 à Kita, au Mali, il avait dirigé le Centre d’expression et de recherche théâtrales et musicales de Bamako puis fondé les éditions Le Figuier dans cette même ville. Boursier du Centre national du livre, il avait été admis en résidence d’écriture au festival international des Francophonies à Limoges en 1990. Il avait ensuite dirigé à partir de 2001 et pendant 10 ans avec Michel Le Bris le festival « Étonnants voyageurs » à Bamako, au Mali. Le prix Sony Labou Tansi 2005 pour le théâtre francophone lui avait été attribué par le festival des Francophonies pour sa pièce « Un appel de nuit ».

Depuis les années 90, il résidait en Limousin où il avait créé la maison d’édition « Hivernage ».

A la suite de la lecture de son roman « L’empreinte du renard », paru en 2006 chez Fayard, nous l’avions rencontré et proposé de participer au débat qui suivait le film « la bataille de l’uranium » lors des journées découverte en novembre 2011. Il avait à nouveau participé aux journées en 2012 au travers de la vente de certains de ses ouvrages. Et il nous avait proposé des articles sur le Mali actuel, pour « Namasté », la publication de notre association.

Souriant et généreux, il faisait partie de ces intellectuels africains toujours prêts à s’engager sur le terrain, mais en même temps, lucide sur les difficultés à affronter sur leur continent. Nous le regretterons.

Moussa Konaté (écrivain)  octobre 2013

En moins de deux ans, de mars 2012 à août 2013, de bien curieuse façon, le Mali a affiché aux yeux du reste du monde deux visages différents. Peu après le coup d’Etat qui a renversé le pouvoir d’Amadou Toumani Touré, des hordes de djihadistes, une fois l’armée nationale ayant détalé, ont occupé les deux tiers du pays et y ont imposé la charia. De fait, le Mali s’est donc trouvé divisé en deux pays. La facilité et la rapidité avec lesquelles les islamistes ont conquis l’essentiel du territoire et l’inaction des autorités tant politiques que militaires a dévoilé une face du pays. Réputé auparavant comme un modèle de démocratie en Afrique, le Mali s’est révélé un pays sans Etat et sans armée,   parce que miné par la corruption et l’impunité pratiquement légalisées.

 S’étant rendu compte que l’objectif des djihadistes était la conquête de tout le territoire et sachant qu’elles étaient incapables de leur opposer la moindre résistance, les autorités de la transition ont imploré le secours de la France, l’ancienne puissance coloniale, dont les troupes ont réussi à chasser les envahisseurs. S’impose alors une vérité qu’il ne serait pas honnête de nier : sans l’intervention française, le Mali serait aujourd’hui une république islamiste.

Le second visage est apparu lorsque,sous la pression internationale, une élection présidentielle a été organisée pour instituer un pouvoir constitutionnel. Jamais il n’y a eu, lors des scrutins précédents, autant de votants désireux d’imposer leur choix. Le président élu, Ibrahim Boubacar Keita a plutôt été plébiscité par près de 80% des électeurs à l’issue d’un scrutin dont la régularité a été confirmée par les observateurs internationaux.